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Saint Jacques, sauveur... du patrimoine !

mouthiegl.jpg (38884 octets)Bien avisé qui pourrait dire aujourd'hui en dehors du chemin officiel balisé par Aimery Picaud, par où sont passés les pèlerins de Saint Jacques. Nul doute que des cartes illustrant leurs itinéraires ne cesseront de se multiplier, dans le noble but de faire découvrir des communes oubliées du tourisme". Au moins jusqu'à la prochaine année jacquaire !

Comment a-t-on pu oublier en France, ce pèlerinage que l'on dit aujourd'hui le plus couru de la Chrétienté au Moyen Age. Pourquoi ne 1 a t on redécouvert qu'au cours de ce XX. siècle ? Peut être parce que l'on ne retient que ce qui est utile", avance Humbert Jacomet. Mais notre Gueurnut s'interroge. Pourquoi nos ruraux, comme a Mouthiers sur-Bohème (16), ont-ils gardé mémoire de saint Côme et saint Damien, et pourquoi, au prieuré d'Oulmes a Chef-Boutonne (17), où l'on compte une chapelle dédiée aux jumeaux du III siècle où l'on fit pèlerinage jusqu'en 1871 , des médecins aujourd'hui, perpétuent à nouveau la tradition ? Pourquoi, comme a Villeneuve (entre Rochefort et Royan), nos gens ont ils gardé traces d'un passage de Charlemagne revenant de ses combats d'Espagne, contre les Sarrasins. au travers d'une fontaine Charlemagne miraculeuse qu'il fit apparaître d'un coup de sabot de son cheval (o zou ressemble bin) et auraient-ils oublié saint Jacques, son contemporain ? Nos diocèses le disent : le culte des sources est bien antérieur à Jésus Christ. C'est l'Eglise qui a christianisé les fonts, par le biais d'un saint ou d'une légende chrétienne, ce à quoi nos ancêtres ont répondu . "qu'importe qui on prie pourvu que la source guérisse !" Mais pourquoi, si Jacobi a été si important (o l'é qu'en matière de miracle, i l'at pas démérité), ne s'est on pas appuyé sur lui pour christianiser au moins les lieux où des églises lui sont dédiées (ce que d'ailleurs ne confirment pas les fêtes paroissiales différentes du 25 juillet) ? Car rien n'est plus muet qu'une église saint Jacques. A part ce récent Compostelle, aucune légende à leur sujet ! Thiau guide du pèlerin, base même de l'effet compostellan, est-il l'exact reflet d'un pèlerinage qui a eu grande audience en France, ou les simples mémoires joliment écrites d'un pèlerin isolé qui dounèrent à la cathédrale St Jacques en Gallice, l'envie de zou conserver ?
Gueurnut, vous dirait un élu, avec ses questions. De quoi vat i remeite en cause la parole dau Vatican et surtout celle de Sainte Europe ? Car l'Europe, cette vieille entité que les rois ont rêvée par de bons mariages, que d'autres ont pensée par la guerre et que nos pères ont voulue par la négociation en créant, en 1949, le Conseil de l'Europe, Europe donc, s'est emparée de saint Jacques Le Conseil de l'Europe à Strasbourg, émanation des parlements nationaux à audience plus large que la CEE, qui aurait dû disparaître avec la création du Parlement Européen, (vu qu'ine seule structure, o suffirait grandement, l'un et l'autre n'ayant pas grand pouvoir), c'est la tête bien pensante d'Europe. La on réfléchit sur la démocratie, les Droits de l'Homme et les valeurs culturelles qui unissent les Européens. O l'é in endret où l'on se torture le câla vu que les enfants d'Urope, i z'avant pas trop de choses en commun, excepté les affaires du coumerce. Mais celles la, elles sont internationales !
coquille.jpg (27541 octets)Au Conseil de l'Europe, on a découvert (Jean Paul anvec tOts ses discours at ajhidé) qu'on avait longtemps eu une langue européenne (le latin) et qu'il y avait un homme qui, au cours de l'Histoire, avait fédéré les Européens : Jèsus Christ. Et l'on s'est mis a rêver qu'autour de lui, on pourrait peut être tenter de réconcilier des peuples qui, par principe, s'entendant pas. Et on a pensé faire une grande voie culturelle Nord/Sud. Mais pas question de la faire aboutir à Rome: avec ce que tous les papes i
z'aviant fait, o l'aurait réattisé
des animosités ! En 1986, l'Espagne entre dans la CE. Voilà le grand pays chrétien qu'on attendait On va lui  faire un beau cadeau de bienvenue. C'est vers l'Espagne  que le Conseil de l'Europe décide de faire converger les routes de nos valeurs culturelles judéo-chrétiennes. Son saint Jacques pour lequel, dans chaque pays, se mobilisent déjà les associations de jacquets, est adoptèrent sous le nom de Vénus. irréprochable et thiau Guide  du Pèlerin, ça, c'est une belle histoire. La décision fit son effet et l'Unesco s'en mêla déclarant le Camino Francès, patrimoine de l'Humanité. Jacques Delors en rajouta, assurant que "toute action contribuant à soutenir la conscience d'une appartenance commune serait aidée" !
Ceux qui travaillent avec l'Europe le répètent : Urope, o l'é in grou porte monnaie et nos régions ne sont jamais en retard pour renifler les secteurs où sainte Europe pourrait lâcher des sous s'entend. La région Poitou Charentes a ouvert une ligne budgétaire pour les  projets que les départements pourraient avoir sur Compostelle et les départements, d'idées ils ne manquent pas pour essayer d'attirer le touriste dans nos petits villages que personne ne veut voir mourir. Grâce à saint Jacques. nos églises trouvent argent pour se retaper, nos abbayes renaissent de leurs ruines, des sites ignorés sortent de l'ombre.
Depuis une dizaine d'années, autour de saint Jacques, la machine administrative s'est emballée en dehors de tout fondement historique (déjà difficile à trouver). 1999 (la saint Jacques est tombée le dimanche 25 Juillet) a fait naître encore moulte chemins et l'on se prépare à en "retrouver" d'autres pour la prochaine année jacquaire (2002).
trizay.jpg (20895 octets) Qu'importe au fond si peurtout asteur on a vu des pèlerins du Moyen-Age, dès lors que saint Jacques n'en prend pas ombrage et veut bien, après avoir été le mata-maure, devenir le sauveur de nos vieilles pierres et de notre culture. Gueurnut a juste ine rékiamation. Encouère, thiau gâs ! Si, sur les nouveaux chemins jacquaires, présents et a venir, on pouvait baliser aussi nos vieilles fontaines avec les miracles qu'on leur attribuait ! Nos anciens sont les derniers à savoir où elles sont et comment se déroulait leur pèlerinage. O serait deumaghe que dans cette affaire, o seye le réel qui soit sacrifié à l'imaginaire !