Quand rayonnait la grande abbaye de Saint Jean d'Angely !



Villa romaine dénommée "Angeriacum" au début de notre ère, simple rendez-vous de chasse des rois francs au VIlle siècle, Saint- Jean d'Angély devint grande abbaye clunisienne au Xle siècle. Elle occupa une très large place dans la vie économique et Spirituelle de la région et son influence surpassa celle de Saintes. Constamment pillée, reconstruite, dévastée, la ville de Saint-Jean d'Angély porte encore en elle, une blessure mal refermée...
Emplacement qu'occupait le monastère de Saint .lean d' Angély, témoigne encore de l'importance. Pourtant, nombreux sont les lycéens qui n'ont jamais su que leur
"bahut" était une ancienne abbaue royale !!

sjdy1.jpg (48947 octets)Qui va du côtè de Saint-Jean d'Angtlélique enteur nou z'aut', sans la voir La faute à son accès dètournè sur l'autoroute Paris-Bordeaux qui semble avoir délocalisé mé ranghément les Angèriens vers l'extèrieur (Saint-Jean d' Angèly perd régulièrement des habitants, 8 000 aujourd'hui, contre 10 000, il y a quelques annèesl. La faute otout à ces déviations qui conduisant mé vitement dans les vilains parkings des grandes surfaces commerciales que dans son centre ville, qu'on se d'mande bin a quoi i pensant dans les bureaux, quant i restaurant dans le biâ les murs des villes, en fazant tout a couté peur que les quidams. i s'y arrêtant pu !

Pourtant, impossible de rester indifférent à Saint Jean d'Y (coum jhe la noumons otout) tant elle condense, à elle seule, et avec tant d'émotion, l'histoire de notre région Oui daigne un peu mieux la regarder quant i vat boutiquer a la foère le troisiemme samedi dau mois, risque même d'être très vite submergé par une foule de questions en voyant se cotoyer, sans complexe apparent, batisses du Moyen-Age et riches demeures des nouvelles fortunes du Cognac d'avant le phylloxéra, petits hôtels particuliers du 1er Empire et modestes maisons du début du siècle. Sous les yeux, des pans entiers d'un passé qui défile en souvenirs douloureux, pour l'unique raison que le passant ne dispose guère d'èlèments pour le comprendre.

C'est que Saint-Jean d'Angtlélique n'affiche guère son passé. Pour peu, on la soupçonnerait même d'avoir voulu l'oublier Comme ces Russes de Lèningrad d'avant la Pèrestroïka qui, au milieu de leurs magnifiques palais, tentaient, il n'y a pas si longtemps, de faire croire au visiteur qu'il ètait dans une banale ville d'après la Révolution 1917, et non dans la grande Saint-Petersboug, ville de ces tsars jugès responsables des malheurs de teurtous. Posez des questions aux Angèriens sur telle ou telle prestigieuse maison et les voilà navrés : ils aimeraient vous rèpondre, mais ils en savent si peu sur leur jolie ville ! Interrogez les érudits locaux et là, tout devient plus limpide. Voilà qu'on apprend que les Angériens ont développé des complexes historiques. Ainsi, ce serait à cause de la bourgeoise de Règnaud de Saint Jean d'Angély (conseiller personnel de Napoléon le' dont la statue trône sur la place du centre-vilel, qui en avait soupé des Saintaises à l'heure du thé, que la préfecture de Saintes fut transfèrèe à La Rochelle (o l'avait fait grand bruit dans l'temps en Charente Inférieure }. Ainsi, ce serait à cause de saint Jean-Baptiste qui focalisa sur lui toutes les rages de Calvin, que les guerres de religion furent si sanglantes dans le coin. Ce serait donc une suite de circonstances malencontreuses qui aurait conduit les Angériens à ne pas transmettre leur passè, minme à leurs drôles, dont bon nombre n'ont même jamais su que leur lycée était une ancienne abbaye royale. Eh ! dirait Gueurnut : "Si les pères Mitterrand et Khol1 i s'étant à peine 40 ans après, douné la main peur dire à thiéllé quil'aviant vécu
que la guerre de 39-45 o l'était ine page tournée, les Angériens, i peuvant sans proublemes, abrir zeu mémoire et minme ouvrir un musée su' zeu tlistoire et si i manquant d'arctlives, i peuvant teurjtlou mander aux arctléologues !
» Car, le croirait-on, de l'avis des défenseurs de l'abbaye, aucune fouille n'a jamais été engagèe sur le site, qui pourtant, boulé coum il at été, doit sûrement avoir des choses à dire. Aujourd'hui donc, l'actualitè de Saint-Jean (coume la noumons otout familièrement}, c'est le temps prèsent, c'est évidemment l'emploi, c'est surtout le devenir de l'usine de biscuits Brossard et jhe saurions trop vous exhorter d'acheter de la Savane et de zou fazir queuneûtre pour tenter a vout degré, de sauver l'ultime enseigne qui porte encore le nom de Saint-Jean d'Angèly au niveau national. Au Moyen-Age, c'est son abbaye bénédictine qui ècrivait l'histoire et portait la fierté d'être Angérien bien au-delà des portes de la ville. Car à Saint-Jean, on a vènèrè un saint "pas banal" : Jean, dit nIe Baptiste", appelé par les Chrètiens, "le Prècurseur".

sjb.jpg (38618 octets)Jean Baptiste dit "le Précurseur" est le saint qui a donné son nom à Angeriacum.
Quand. à ses grandes heures, Cluny de Bourgogne comptait quelque 400 moines,
le Guide du Pèlerin fait état de 100 bénédictins qui veillaient nuit et juur sur la clef (la tête)
de saint Jean-Baptiste.